Joseph Vernet
Collège
Avignon
 

Les carnets de Vernet (5eB)

Un récit d’aventures

lundi 18 mai 2015, par MIRALLES Yann

Les élèves devaient écrire une nouvelle à partir de l’image d’un personnage marchant dans le désert... Ce récit accompagne le travail fait sur les récit d’aventures en classe entière.

Texte de Mia :

Cela faisait maintenant plusieurs jours que j’avançais dans le désert du grand Erg oriental au sud de la Tunisie. Je n’avais pour seule ressource que deux litres d’eau et 3 paquets de biscuits. J’étais seul, oui seul dans ce grand désert, dans cette immensité de dunes mais je m’en fichais, j’avais un but précis et pour rien au monde je ne voulais le lâcher.
Je lui avais promis, je devais la retrouver.
Avançant toujours tout droit sans vraiment de direction précise, je pensais à mon arrivée à Guerd El Allouche, au moment où je la verrais, au moment même où j’apercevrais sa peau mate et son large sourire. J’avais hâte, vraiment hâte et marchais donc d’un pas encore plus décidé vers l’infini paysage de sable.
Soudain, des vertiges vinrent me tirer de mes pensées. Je tentais de ne pas y prêter attention mais la douleur devint plus vive, tant et si bien que, en moins d’une fraction de seconde, je me trouvais sur le sol. Le contact du sable brûlant sur mes mains nues me fit hurler de douleur, mes vertiges et mon mal de tête devinrent de plus en plus violents, je rassemblais mes dernières forces pour prendre une bouteille d’eau dans mon sac. On ne va pas dire que ma douleur s’arrêta net, non, mais après avoir bu plusieurs gorgées de ce liquide essentiel à la vie, la douleur fut de plus en plus supportable. Je reprenais donc ma route, non sans mal.
Quelques heures passèrent quand enfin la nuit tomba accompagnée des étoiles et de la lune. Je m’installais donc sur le sable chaud, veillant à ce qu’aucune partie de ma peau ne le touche. Je regardais vers l’horizon. Dire que quelques kilomètres plus loin j’y serais. Juste deux ou trois jours de marche puis enfin mon si long périple prendrait tout son sens. Puis plongé dans de tels rêves, je m’endormis.
Je fus réveillé par des secousses. Je touchais ma tête et y sentit un liquide sur mes mains. Je saignais et j’avais mal. Mais surtout, je n’avais aucune idée d’où je me trouvais. Étant donné qu’il y avait des secousses, je pensais être dans une camionnette, mais à quel endroit du désert ? Je tapais sur les murs et criais de toutes mes forces. Le véhicule se stoppa quelques minutes plus tard. Des touaregs descendirent et se placèrent juste devant moi. Mon sang ne fit qu’un tour. Je ne devais pas attendre. Je devais foncer. Je pris alors mon courage à deux mains et me mis à courir de toutes mes forces, me jetant sur eux. Je les bousculais et partis donc vers les dunes de sables. Je ne m’arrêtais pas, j’avançais toujours droit devant moi, espérant à tout moment voir l’entrée de Guerd El Allouche. Quand au bout de deux jours de marche, je n’aperçus pas la ville, je pris peur. Et si je n’étais pas au bon endroit ? Si tous mes efforts n’avaient servi à rien ? Une grande tristesse m’envahit. Je marchais donc d’un pas beaucoup moins vif. J’avais usé l’eau de ma gourde jusqu’à la dernière goutte. Mes autres bouteilles avaient été pillées par les nomades du désert. J’avais soif, extrêmement soif. Comme au début de mon périple, je commençai à être pris de vertiges. Je titubais, manquant plusieurs fois de tomber sur le sable chaud. Soudain, juste devant moi, je crus apercevoir une oasis. J’utilisais donc mes dernières forces afin de courir vers celle-ci mais en vain, je ne la trouvais pas. Ce n’était qu’un mirage. Cela ne pouvait pas aller plus mal. Je m’allongeai sur le sol et fermai les yeux, pensant que c’était la fin. Toujours les yeux fermés, je pensais Guerd El Allouche, à ses maisons en terre cuite, à ses magnifiques marchés, mais surtout à elle. Je ne sais pas pour quelle raison mais j’ouvris les yeux et tournai ma tête. Et là, un miracle se produisit au loin. Dans les nuages, je distinguais quelques toits de chaumes puis un peu avant, un panneau avec l’inscription GUERD EL ALLOUCHE.
J’y étais enfin. Je ne pouvais rêver mieux. Oubliant que cette ville n’aurait put être qu’un mirage, je me relevai non sans mal et avançai difficilement. Quelques mètres et j’y serais. Plus la distance diminuait, plus mon pas s’accélérait. En une trentaine de minutes de supplice, je passais juste devant la toute première cabane. J’arpentais les ruelles en sachant exactement où aller. Je parvins enfin dans une rue et m’arrêtai juste devant une cabane. C’était celle-ci. J’aurais pu la reconnaître entre mille. Ne pouvant plus attendre, je retins mon souffle et toquai.
Aussitôt une jeune femme m’ouvrit. Je la contemplais, cette magnifique personne au teint mate. Elle avait ses cheveux bruns et longs qui descendaient en cascade sur ses larges épaules. Elle était vêtue d’une légère robe d’un blanc pâle, courte aux genoux. Elle était pieds nus. Elle me scrutait de ses magnifiques yeux noisettes. Son regard décrivait la beauté de sa personnalité mais aussi son doux caractère. Sa bouche était rouge et pulpeuse. Elle esquissa un petit sourire, puis me salua. Sa voix était si mélodieuse que l’on aurait cru celle d’une sirène. Elle était tellement belle. Elle m’avait tellement manqué...
Je m’approchai d’elle et la serrai dans mers bras. Elle était là, avec moi. Je n’y croyais pas.
Je lui promis que désormais, jamais je ne la lâcherais.

Texte de Léo :

Une fois, un jeune homme planait dans les airs. Tout à coup son moteur s’éteignit. Il chuta puis il s’écrasa.
Un moment plus tard, il vit qu’il était dans un désert ; il s’évanouit. Deux heures plus tard, il se réveilla et il vit qu’il était tout seul. Il se mit à marcher pour chercher de l’aide car il était blessé et dans sa gourde il n’avait plus d’eau. En marchant, il aperçut au loin une femme petite de taille. Dès qu’il vit cette jeune femme arriver vers lui pour l’aider, il tomba tout de suite amoureux d’elle. Deux semaines plus tard, il voulut se marier avec Fauve (c’était son nom) mais elle ne voulait pas. Il se sentit très mal mais il décida de se battre contre cet état de fait et alla l’obliger à l’aimer. Il attendit très longtemps avant ce jour-là. Fauve vint le voir en lui disant : « j’éprouve des sentiments pour ta beauté et ton savoir-faire. » Léo se mit à genou en la demandant en mariage. Elle accepta sans plus attendre. Fauve devint danseuse et Léo footballeur professionnel .

Texte d’Aïcha :

Je marche en attendant que les heures passent. Je suis perdu. Je regarde chaque chose qui bougerait et me ferait oublier cette sensation de solitude. Je pense apercevoir un oasis au loin. Je suis sauvé ! Je cours le plus vite possible mais ce n’était qu’un mirage. Il faut que je fasse plus attention, maintenant. Je n’ai plus rien. Ça fait maintenant des jours que je marche.
Il me manquait à manger et à boire. Il fallait que je retourne sur le lieu du crash ! Je courais de toutes mes forces pour arriver sur le lieu. Mais la chaleur du désert me ralentissait. Ma vision devenait de plus en plus sombre. Mes quelques pas étaient beaucoup plus lents. Ça faisait une journée que je marchais. Je n’en pouvais plus. Mais je pensais toujours à ma famille, elle qui pensait que j’étais mort. Enfin ! Je voyais quelques débris de l’avion et le gouvernail avec le drapeau australien, le pays dont j’étais natif. La rouille était omniprésente sur tous les restes. Plus je m’approchais, plus je voyais des os complètement broyés à cause du crash. La nourriture s’était périmée au fil de temps et les seuls restes consommables était des viandes séchées, emballées avec une protection. À ce moment, je réalisai que mes chances de survie étaient faibles. Je voulais pleurer mais la déshydratation avait pris le dessus. Puis mes yeux se fermèrent brutalement.
Des Touaregs passèrent et virent le corps inconscient du jeune homme. Ils décidèrent de l’amener dans leurs camps.
Je me réveillai avec un mal de crâne horrible. J’étais entouré d’une dizaine de personnes qui guettaient mes moindres mouvements, enfin je suppose. Ils étaient vêtus d’un voile bleu. Je compris vite que c’était des Touaregs et qu’ils m’avaient aidé dans le désert. Un homme m’apporta de l’eau dans une gourde. Je me levai et m’assis pour boire l’eau. Ils commencèrent à parler. Je ne comprenais pas un mot de ce qu’ils disaient. Ils fouillèrent dans mon sac. Je me mis debout pour dire aux hommes d’arrêter de fouiller :
« - Stop ! STOP ! »
Ils continuèrent à fouiller. Ils sortirent mon passeport et ma carte d’identité.
« - Australian ? Oh ! Okay ! »
Ils me donnèrent des habits pour me protéger de la chaleur du désert. Les femmes préparèrent des plats orientaux et je jouai avec les enfants.
Les Touaregs me ramenèrent en chameau jusqu’à Djerba et je pus rentrer à Sydney.

 
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